L’Actu Emploi & RH – 6 janvier 2021

L'ACTU EMPLOI & RH - 6 JANVIER 2021

 
Tous les 15 jours, L’Actu Emploi & RH vous propose un récapitulatif des dernières actualités du monde du travail. Bonne lecture !
 
Les chiffres clés :
•    Chiffre Hays : Selon une étude menée par Hays France & Luxembourg, près de 66% des répondants estiment que le monde du travail d’aujourd’hui est stressant, 31,5% qu’il est  challengeant, et seulement 2,7% le jugent favorable.
•    Chômage : Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 0,9% en novembre. Cela représente 34 400 inscrits supplémentaires, pour atteindre 3,828 millions, selon les chiffres de la Dares publiés lundi 28 décembre.
•    69% des salariés se sont rendus au travail en novembre contre 30% en mai, selon un sondage Ifop.
•    Le Smic est augmenté de 0,99% à partir du 1er janvier.
 
Télétravail : les salariés volontaires pourront retourner sur site un jour par semaine

A compter du jeudi 7 janvier, les salariés qui en éprouvent le besoin pourront retourner sur leur lieu de travail une fois par semaine. 

Cet assouplissement du télétravail à 100% se fera uniquement sur la base du volontariat du salarié et avec l'accord de l'employeur, selon la nouvelle version du protocole sanitaire en vigueur à partir de jeudi.

Pour justifier cette décision, Elisabeth Borne, la ministre du Travail, explique : « nos études montrent que plus de six salariés sur dix en télétravail à 100% depuis novembre souhaitent revenir dans l'entreprise au moins une journée par semaine », ajoutant que « plus de la moitié disent souffrir d'isolement ».

L’activité économique moins touchée par le deuxième confinement 

Si l’activité économique a été malmenée par le deuxième confinement, elle a pourtant été moins touchée que par le premier, avec notamment moins de salariés en activité partielle, selon une étude de la Dares (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques).

En effet en novembre, 39% des salariés ont travaillé dans une entreprise dont l’activité a diminué (ils étaient 80% en avril), et 4% dans une entreprise où elle a été à l’arrêt (12% en avril), selon l'enquête mensuelle « Activité et conditions d'emploi de la main-d’œuvre ». Les secteurs les plus impactés demeurent l’hébergement-restauration, les secteurs des arts, spectacles et loisirs, ainsi que les commerces « non essentiels » qui, on s’en souvient, sont restés fermés jusqu’au 28 novembre.

Du reste, alors qu’ils étaient 8,4 millions de salariés en activité partielle en avril, ils n’étaient plus que 2,9 millions en novembre, soit seulement 16% du secteur privé (en octobre, 1,8 million de salariés étaient en chômage partiel). A titre d’exemple dans le secteur du commerce, 685 000 salariés étaient en chômage partiel en automne contre 1,5 million au printemps dernier. En revanche, on peut noter que le recours à l’activité partielle dans la Construction est resté faible, contrairement au premier confinement.

Le Smic augmenté de 0,99% à partir du 1er janvier

Le salaire minimum en France a augmenté de 0,99% depuis le 1er janvier. Le Smic horaire brut passe donc de 10,15 à 10,25 euros (1 554,58 euros brut par mois), ce qui représente une augmentation d'environ 15 euros par mois. Jean Castex avait déclaré début décembre que cette revalorisation serait automatique, sans coup de pouce supplémentaire.

La ministre du Travail précise : « Ça peut paraître peu », cependant, « il faut aussi avoir en tête qu'on a une inflation qui est proche de zéro et donc c'est la plus forte hausse de pouvoir d'achat depuis les 10 dernières années. »

La fatigue des salariés augmentée pendant le deuxième confinement 

Selon un sondage Ifop réalisé pendant le second confinement pour la société de conseil et de courtage en assurance Siaci Saint Honoré avec Wittyfit, 65% des salariés ont déclaré être fatigués, stressés ou surmenés. C’est 5 points de plus qu'en mai, après le premier confinement. L'état de fatigue a bondi quant à lui de 10 points, même si, qu’ils soient confinés ou non, les salariés ont tendance à être plus fatigués en fin d’année qu’au printemps, avec en cause notamment les jours plus courts en hiver et les conditions climatiques plus dures. Du reste, 24% des répondants déclarent avoir moins bien vécu ce second confinement que le premier.

Parmi les sondés, cette dégradation de la santé mentale est encore plus marquée chez les salariés parisiens, femmes et travaillant dans de grandes entreprises. Seuls 30% des personnes interrogées déclarent être sereines, motivées et en forme, alors qu’elles étaient 39% en mai. Là encore, les résultats varient selon le genre, la localisation géographique et la profession.

Cette détérioration semble s’accentuer chez les télétravailleurs, en particulier chez ceux qui alternent entre travail à la maison et travail au bureau. Ainsi, deux tiers des salariés qui ont télétravaillé au cours des deux confinements estiment que leur charge de travail s'est dégradée par rapport à mai. 

Toutefois, pour finir sur une note plus positive, les salariés semblent tout de même apprécier certains avantages du télétravail (exemple : efficacité, gain de temps, autonomie, etc.). Là, le sentiment d'amélioration l'emporte sur celui de détérioration, même si, dans la majorité des cas, le statu quo se hisse en première position des réponses.

Les primes en faveur de l'emploi des jeunes prolongées 

Élisabeth Borne a annoncé la prolongation des aides pour l'emploi des jeunes du plan « un jeune, une solution », jusqu’à fin mars et probablement au-delà. 

En effet pour Élisabeth Borne, « la situation sanitaire va rester difficile dans les prochaines semaines et va nous conduire à prolonger (...) la prime de 4 000 euros pour l'embauche, en CDD de plus de trois mois ou en CDI d'un jeune de moins de 26 ans et les 5 000 ou 8 000 euros d'aides pour un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation ». 

A noter, plus de 220 000 primes ont pour le moment été distribuées et plus d’un million de jeunes ont été recrutés en CDD d'au moins trois mois ou en CDI entre août et fin novembre. 

Le dispositif de chômage partiel pour les salariés vulnérables prolongé 

Une ordonnance publiée au Journal officiel mercredi 23 décembre prévoit la prolongation du dispositif de chômage partiel pour les salariés vulnérables du secteur privé et pour ceux contraints de garder leurs enfants en cas de fermeture d’école ou de classe. Ce dispositif, qui devait prendre fin au 31 décembre 2020, sera finalement maintenu jusqu’au 31 décembre 2021 « au plus tard ». La date exacte doit encore être fixée par décret. 
 
Pressy Gunasekar, Directrice Communication et Marketing, en collaboration avec Noémi Capell. 

Glossaire bloc

NOTRE GLOSSAIRE

Si vous avez entendu ou lu un mot dont la signification vous échappe, découvrez notre glossaire !

Nos podcasts ok

ECOUTEZ NOS PODCASTS

Découvrez tous les conseils de nos experts.

Bloc webinar petit

NOS WEBINARS

Nos experts prennent la parole lors de conférences en ligne.

Suivez nous ok

SUIVEZ-NOUS