L’Actu Emploi & RH – 3 mars 2021

L'ACTU EMPLOI & RH - 3 MARS 2021

 
Tous les 15 jours, L’Actu Emploi & RH vous propose un récapitulatif des dernières actualités du monde du travail. Bonne lecture !
 
Les chiffres clés :

-    Chiffre Hays : 71 % des salariés estiment que leur employeur ne leur propose pas assez de formations, selon une enquête menée par Hays France & Luxembourg en décembre 2020.
-    425 000, c’est le nombre de ruptures conventionnelles signées en 2020, soit 4,4 % de moins qu'en 2019, selon le ministère du Travail.
-    Chômage : le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) a baissé de 0,9 % en janvier.
-    Télétravail : les femmes sont 1,3 fois moins nombreuses que les hommes à disposer d’un espace isolé lorsqu’elles télétravaillent, selon une étude menée par Ipsos pour le Boston Consulting Group.
 
Covid-19 : les médecins du travail peuvent vacciner les salariés depuis le 25 février

Depuis jeudi 25 février, les personnes de 50 à 64 ans atteintes de comorbidités (obésité, diabète, maladies respiratoires, hypertension, cancers, etc.), à risque de développer une forme grave de la maladie, peuvent bénéficier du vaccin d'AstraZeneca, administré par leur médecin du travail, ainsi que par leur médecin traitant. 

La vaccination, qui se fait sur la base du volontariat, n’est en aucun cas obligatoire et doit s’effectuer dans le strict respect de la confidentialité « vis-à-vis des employeurs ». L’entreprise doit de son côté communiquer à l’ensemble des salariés que la vaccination est possible pour cette tranche d’âge, y compris les personnes en activité partielle ou en télétravail, sans toutefois cibler les personnes concernées. 

Pour commencer, chaque médecin du travail volontaire dispose d'un seul flacon de 10 doses, puis de 2 ou 3 flacons maximum lors de la deuxième livraison prévue début mars. 

A terme, les salariés âgés de 18 à 49 ans avec comorbidités et les « opérateurs essentiels et professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays » devraient aussi pouvoir bénéficier de la vaccination en entreprise, indique le ministère de la Santé.

CPF : une nouvelle fonctionnalité disponible sur l’application « Mon compte formation »

Depuis jeudi 25 février, les utilisateurs de l’application « Mon compte formation » ont accès à une nouvelle fonctionnalité : la géolocalisation du conseil en évolution professionnelle (CEP), qui leur permet de trouver facilement l’établissement le plus proche de chez eux. Cette fonctionnalité, gratuite et personnalisée, est également disponible sur le site Internet. L’objectif : améliorer l’autonomie des utilisateurs et faciliter leurs démarches. 

Les personnes à la recherche d’une formation et de conseils pour un projet professionnel (une reconversion, une reprise ou une création d’entreprise, par exemple) pourront via la géolocalisation être mises en relation avec un conseiller. 

Chômage : le nombre de demandeurs d’emploi sans activité baisse en janvier

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) a baissé de 0,9 % en janvier, soit 34 600 inscrits en moins par rapport à décembre 2020, pour s’établir à 3,79 millions, selon les chiffres de la Dares publiés le 25 février. 

Si l’on inclut l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France (hors Mayotte) est quasi stable en janvier (+0,1 %, soit +3 600) et s’établit à 6 millions. En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie B et C a augmenté de 1,7 %, soit 38 300 inscrits supplémentaires. Ils sont désormais 2,2 millions.

Pour la catégorie A, la baisse concerne les hommes (-0,8 %) comme les femmes (-1 %), ainsi que toutes les classes d’âge, en particulier les 25-49 ans (-1 %). Leur nombre demeure malgré tout élevé et se situe à 8,8 % au-dessus de son niveau d’avant crise.

Télétravail : les femmes plus affectées que les hommes
 

Alors qu’avec la pandémie des millions de salariés se sont retrouvés contraints de télétravailler, une enquête révèle que les femmes ont été davantage pénalisées que les hommes. 

Ainsi, les femmes sont 1,3 fois moins nombreuses que les hommes à disposer d’un espace isolé lorsqu’elles télétravaillent, selon une étude menée par Ipsos pour le Boston Consulting Group (BCG) auprès de 1 000 femmes et 1 000 hommes du secteur privé et public. Du reste, elles ont aussi 1,5 fois plus de risques d'être souvent interrompues par leur famille, ce qui par conséquent tend à dégrader leur travail.

D’après les deux co-auteurs de l'étude, « depuis le début de la crise, les femmes déclarent passer plus de temps à effectuer des tâches domestiques et à s'investir davantage dans le travail scolaire de leurs enfants ». 

Résultat, elles sont 1,3 fois plus susceptibles d'être en situation d'anxiété et 34 % estiment être sur le point de craquer ou de faire un burnout. C’est 28 % pour leurs homologues masculins. Elles souffrent aussi davantage de troubles du sommeil, soit 26 points de moins que les hommes. Leur confiance en l’avenir s’en retrouve affecté : dans le privé, seules 60 % des femmes ont confiance en leur avenir professionnel, contre 70 % pour les hommes. 

D’après les résultats de l’étude, les femmes ont moins « réussi à tirer leur épingle du jeu sur le plan des interactions professionnelles durant la crise ». Elles estiment qu’elles n'ont pas entretenu leur réseau et concernant la prise de parole en réunion, la différence est de 29 points entre les femmes et les hommes. 

Télétravail : des titres-bureau sur le modèle des titres-restaurant

Pour réduire les inégalités entre les télétravailleurs et lutter contre l’isolement, plusieurs membres du Sénat ont déposé une proposition de loi pour créer des « titres-bureaux », intitulée : « Proposition de loi tendant à faciliter l'accès à des bureaux de proximité et le maintien de la vie sociale des travailleurs à distance ».

Inspirés des tickets restaurants, ce dispositif permettrait aux employeurs d’apporter une aide financière aux salariés dont le logement n’est pas adapté au télétravail et qui voudraient se rendre dans un espace de coworking situé à proximité de leur domicile, quand ils le souhaitent. 

En plus de ces titres-bureau, la proposition de loi évoque une réduction d'impôt équivalent à 50 % de l’ensemble des frais générés par les entreprises utilisant des bureaux de proximité. Le texte prévoit également un suramortissement pour les sociétés de moins de 250 salariés qui achèteraient des locaux hors de leur commune ou de leur arrondissement. 

Si ce texte débouche sur une loi, il faudra néanmoins attendre la fin de la crise sanitaire pour profiter de ces « titres-bureaux ». 
 
Pressy Gunasekar, Directrice Communication et Marketing, en collaboration avec Noémi Capell.

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