L’Actu Emploi & RH – 3 février 2021

L'ACTU EMPLOI & RH - 3 FEVRIER 2021

 
Tous les 15 jours, L’Actu Emploi & RH vous propose un récapitulatif des dernières actualités du monde du travail. Bonne lecture !
 
Les chiffres clés :
-    Chiffre Hays : Selon une étude menée par Hays France & Luxembourg, près de 43 % des répondants ont commencé à travailler après l’âge de 22 ans, 33 % à 18 ans ou moins, et 24 % entre 19 et 21 ans.
-    Chômage : Le nombre de chômeurs sans aucune activité (catégorie A) a enregistré une hausse de 7,5 % en 2020.
-    Selon l’Organisation internationale du travail (ILO), la pandémie de Covid-19 s’est traduite par la perte de l’équivalent de 255 millions d’emplois à plein temps
-    19 % des entreprises ne pensent pas pratiquer d’augmentation en 2021, selon le cabinet de conseil en ressources humaines LHH.
 
Chômage : une hausse de 7,5 % en 2020 pour les chômeurs de catégorie A 

Selon les chiffres publiés par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi sans aucune activité (de catégorie A) a enregistré une hausse de +7,5 % en 2020, pour monter à 3,817 millions d’inscrits. C’est donc 265 400 demandeurs d’emploi supplémentaires au 4e trimestre 2020 par rapport à la même période en 2019.  

Toutefois, la fin de l’année s’est mieux terminée qu’elle n’a commencé puisqu’au quatrième trimestre, le taux de chômage en France (hors Mayotte) pour la catégorie A a reculé de 2,7 % par rapport au 3e trimestre. Les demandeurs d’emploi en catégories A, B, et C, y compris ceux en activité réduite, ont dépassé la barre des 6 millions, ce qui représente une hausse de 4,5 % sur un an.

Pour rappel, le deuxième trimestre (et donc au début de l’épidémie en France) a enregistré 815 500 demandeurs d’emploi supplémentaires, soit une flambée de 24,5 % par rapport au trimestre précédent. Les baisses des deux derniers trimestres (-11 % pour le 3e) n'ont malheureusement pas permis de rattraper la hausse historique du printemps 2020. 

Egalité professionnelle : 10 ans après la loi Copé-Zimmermann, où en est-on ?

Adoptée en 2011, la loi Copé-Zimmermann visait à imposer un quota minimal de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des grandes et moyennes entreprises. Dix ans plus tard, le gouvernement fait le bilan et se dit prêt à passer à la vitesse supérieure pour continuer à briser le plafond de verre. 

Au total, le seuil a même été dépassé puisqu’aujourd'hui, les femmes représentent 44,6 % des sièges en janvier 2021 pour le CAC 40 (elles étaient seulement 20,6 % en 2011), et 45,2 % pour le SBF 120, un indice boursier qui rassemble les 120 plus grandes sociétés françaises.

Malgré ces chiffres encourageants, une seule femme dirige une entreprise du CAC 40 (Catherine McGregor chez Engie) et les comités de direction ne comptent que 17 % de femmes. Il reste donc encore du chemin à parcourir.

La fin des masques en tissu faits maison en entreprise 

Une nouvelle version du protocole sanitaire durcit les règles concernant le port du masque en entreprise. Dorénavant, les salariés ne pourront plus utiliser en entreprise de masques grand public de catégorie 2, garantissant une filtration de 70 % des particules. 

Cette décision découle des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), qui juge les masques artisanaux insuffisants face au nouveau variant britannique, très contagieux. 

Désormais, seuls les masques grand public dits « de catégorie 1 » qui filtrent plus de 90 % des particules et les masques de type chirurgical devront être portés sur le lieu de travail. Le protocole précise également que « la distanciation entre deux personnes est portée à 2 mètres lorsque le masque ne peut être porté. Il en est de même dans les espaces de restauration collective. »

Salaires : 19 % des entreprises ne pensent pas pratiquer d’augmentation en 2021

Selon le cabinet de conseil en ressources humaines LHH, le budget dédié par les entreprises à la revalorisation salariale ne devrait augmenter que de 1,4 % en 2021. C’est le « taux le plus bas observé en dix ans », observe LHH. A titre de comparaison, ce budget avait augmenté de 2 % en 2020, de 2,2 % en 2019 et de 2,1 % en 2018. Pour LHH, cette baisse s’explique par « la crainte d’une baisse d’activité et une mesure de prudence face à une situation incertaine ».

Du reste, près d’une entreprise sur cinq (19 %) déclare ne pas pratiquer d’augmentations de salaires (générales et individuelles) pour l’année à venir. Cette absence de mesures représente 4 % des sociétés du tertiaire financier, 15 % des entreprises de l’industrie et 44 % des autres secteurs.

La baisse des indemnités du chômage partiel est reportée
 
La baisse de l’indemnité versée aux salariés placés en chômage partiel des secteurs les moins touchés par la crise, prévue initialement pour début février, est reportée au 1er mars 2021. Les salariés pourront donc continuer à percevoir une indemnité de chômage partiel représentant 70 % de leur salaire brut (soit 84 % de leur rémunération nette) jusqu’à la fin du mois. Ensuite, leur indemnisation baissera à 60 %. Les salariés rémunérés au SMIC continueront en revanche à recevoir 100 % de leur salaire. 

La hausse du taux de prise à charge des entreprises de ces secteurs est également reportée au 1er mars au lieu du 1er février. A cette date, le reste à charge de l’employeur qui s’élève actuellement à 15 % passera à 40 %.
 
Pressy Gunasekar, Directrice Communication et Marketing, en collaboration avec Noémi Capell.

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