RÉPONDRE À UNE CONTRE-PROPOSITION DE VOTRE ENTREPRISE ACTUELLE

Par Olivier Pacaud, Directeur IT Perm, en collaboration avec Noemi Capell.

Félicitations, vous venez de décrocher un nouvel emploi ! Mais, alors que vous pensiez être enfin prêt à démissionner et partir pour relever ce nouveau challenge, votre employeur actuel vous fait une contre-offre pour vous retenir. Alors, que faire : partir ou rester ? Nos conseils pour bien lui répondre et prendre la bonne décision.


Décoder la contre-proposition de votre employeur actuel

Les contre-offres peuvent prendre de nombreuses formes : augmentation de salaire, avantages supplémentaires, promotion, nouvel intitulé de poste, responsabilités supplémentaires, nouvelles missions ou plus grande implication dans des projets qui vous intéressent particulièrement.
Si vous avez les bonnes compétences, si votre profil correspond à la culture d’entreprise et si vous êtes très apprécié par vos collègues, il est compréhensible que votre employeur tente de vous retenir. 

Toutefois, attention. Même si à première vue, vous pouvez percevoir cette contre-offre comme un compliment et une reconnaissance de vos compétences, prenez un peu de recul et analysez la situation de façon objective : votre employeur a peut-être d’autres raisons de vous faire une contre-offre. Par exemple :
 
  • Votre remplacement lui coûte de l’argent
  • Chercher un remplaçant prend du temps
  • Votre employeur veut vous garder jusqu’à ce qu’il trouve un remplaçant
  • Il veut que vous terminiez le projet sur lequel vous travaillez actuellement
  • Il manque de temps pour former un nouveau salarié
  • Perdre un salarié peut être mal vu auprès de la hiérarchie

 

Rappelez-vous les raisons qui vous poussent à partir

Même si la contre-proposition est séduisante, il est important de prendre le temps de considérer toutes les options possibles. Si vous hésitez, sachez qu’un grand nombre de ceux qui répondent par la positive à une contre-offre quittent leur employeur dans les douze mois qui suivent. Et beaucoup d’entre eux le font seulement trois à six mois après. 

Alors, avant de prendre une décision et répondre à votre employeur, gardez en tête les raisons qui vous ont poussées à vouloir aller voir ailleurs. Pourquoi souhaitiez-vous partir : est-ce pour développer de nouvelles compétences, pour vous lancer de nouveaux défis, découvrir de nouvelles missions, pour devenir freelance, avoir des horaires plus flexibles ? Ou peut-être souhaitez-vous démissionner car les relations sont conflictuelles avec votre hiérarchie ? Attention : une contre-offre ne peut pas faire disparaître tous les problèmes comme par magie !


Partir ou rester ?

En somme, si vous hésitez entre rester et partir, posez-vous cette question : est-ce que cette contre-offre peut résoudre les problèmes initiaux qui vous ont poussés en premier lieu à partir ? Par exemple, si les possibilités d’évolution de carrière dans votre poste sont limitées ou si vous avez le sentiment que vos missions ne vous stimulent plus et vous ennuient, votre employeur peut-il s’engager à vous proposer des formations pour vous faire monter en compétences, revoir vos missions et vous donnez davantage de responsabilités ou d’autonomie ? 

Réfléchissez aussi à la nouvelle opportunité qui vous attend : est-ce que les avantages proposés par cette contre-offre sont plus importants à vos yeux que ce nouveau poste et ses projets, qui vous semblaient pourtant si passionnants ?

Si vous pensez que cette contre-offre peut vous aider à surmonter les raisons qui vous ont poussées à partir et vous donne envie de rester, l’accepter peut s'avérer une excellente opportunité pour vous. Mais si aucun engagement n'est pris pour résoudre les problèmes qui vous ont conduits à chercher ailleurs, il est préférable, dans l'intérêt de votre carrière, de remercier votre employeur et de passer à autre chose. 

Par ailleurs, certains sujets ne peuvent être résolus par une meilleure rémunération ou des avantages en nature supplémentaires : par exemple, si vous avez démissionné car les relations avec vos collaborateurs sont devenues invivables au quotidien, une surenchère salariale n’y changera rien !

Enfin, posez-vous cette question : si vous le méritez, pourquoi cette augmentation ou avantages de la contre-offre ne vous sont proposés que maintenant, et non avant votre démission ?


Au moment de donner votre réponse à l’employeur

Si vous décidez de partir, prenez votre courage à deux mains et déclinez la contre-offre. Remerciez votre employeur pour cette opportunité et réaffirmez votre intention de partir. Soyez professionnel, sincère et direct dans votre réponse, et cherchez toujours à partir en restant en bons termes.

Si en revanche, vous décidez de rester, sachez que vous devrez travailler dur pour regagner la confiance de votre employeur et de vos collaborateurs. Vous devrez peut-être redoubler d'efforts pour prouver à nouveau votre loyauté, et les possibilités de promotions futures pourraient être sérieusement entravées.
 
 

Auteur

 
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Olivier Pacaud
Directeur IT Perm France & Luxembourg
 

Diplômé d’un Master en école de commerce à Strasbourg, Olivier a rejoint Hays en 2015 en tant que Consultant IT. Recruteur Tech expérimenté, il a été récompensé en interne à plusieurs reprises pour ses performances individuelles, et a notamment reçu le prix du meilleur Consultant IT Hays France et Luxembourg à trois reprises. Après avoir été Manager commercial spécialiste du marché du numérique en France, Olivier occupe actuellement le poste de Head of Tech perm Recruitment France & Luxembourg.

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