L’Actu Emploi & RH – 20 janvier 2021

L'ACTU EMPLOI & RH - 20 JANVIER 2021

 
Tous les 15 jours, L’Actu Emploi & RH vous propose un récapitulatif des dernières actualités du monde du travail. Bonne lecture !
 
Les chiffres clés :
•    Chiffre Hays : Selon un sondage mené par Hays France & Luxembourg sur LinkedIn et Twitter auprès de 200 personnes, près de 37 % des répondants se déclarent déterminés en vue de la nouvelle année 2021, 26 % se disent confiants, 26 % incertains, et seulement 11 % pessimistes.
•    619 000 : c’est le nombre de jeunes actifs de moins de 24 ans qui étaient sans emploi à la fin du 3e trimestre 2020, soit une hausse de 16 % en un an.
•    12,9 %, c’est la part des jeunes de 15-29 ans sans emploi ni formation en 2019.
•    4 milliards d’euros, c’est le montant mensuel prévu par l’Etat pour financer le fonds de solidarité, les coûts fixes et les exonérations de cotisations. 
•    4 000 demandes d'arrêt de travail immédiat ont été reçues par l’Assurance maladie chaque jour la semaine dernière.
 
Près de 850 000 entreprises créées en 2020

Près de 850 000 entreprises ont été créées en 2020 en France, soit presque 35 000 de plus qu'en 2019, selon l’Insee.

Les grandes gagnantes de cette hausse en temps de crise : les entreprises individuelles dont le nombre a augmenté de 6 % l’année dernière. Si les créations d'autres types d'entreprises sont quant à elles restées stables, leur résistance est néanmoins impressionnante quand on sait que l’activité économique a reculé de près de 10 %.

Si les Français ont créé tant d’entreprises, c’est notamment car l’épidémie de Covid-19 et les restrictions les ont poussés à s’adapter et à trouver de nouvelles solutions. Par exemple, pour répondre à l’augmentation de la demande de livraison de repas à domicile, beaucoup ont créé leur micro-entreprise et sont devenus livreurs de repas. 

Du reste, face au chômage partiel, au manque de perspectives et aux difficultés économiques, de nombreux salariés ont décidé de changer de voie et devenir autoentrepreneurs. Les jeunes sans emploi, fortement touchés par la crise économique, ont aussi été nombreux à se lancer dans l’auto-entreprenariat. 

Fonds de solidarité renforcé

Les entreprises appartenant au secteur S1 bis (exemple : commerce de gros alimentaire, aquaculture, blanchisserie et teinturerie de gros) et ayant perdu au moins 70 % de leur chiffre d’affaires, se verront verser une indemnisation représentant 20 % de leur chiffre d’affaires de 2019, dans la limite de 200 000 euros par mois. Cette aide était jusqu’ici limitée à 10 000 euros par mois. Ces entreprises pourront recevoir leur indemnisation à partir de décembre 2020, quelle que soit leur taille et le nombre de salariés.

Aussi, l’Etat prendra en charge 70 % des coûts fixes (exemple : les loyers, les impôts, l’électricité) des entreprises fermées administrativement et des entreprises des secteurs S1 Bis ou S1, ayant un chiffre d'affaires supérieur à un million d'euros par mois. Plafonnée à 3 millions d’euros par mois pour les grosses structures, cette aide s’ajoutera au fonds de solidarité. 

Au total, le fonds de solidarité, y compris la prise en charge des coûts fixes ainsi que les exonérations de cotisations, coûte 4 milliards d’euros par mois à l’Etat, sans compter les dépenses relatives au chômage partiel.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a répété lors des annonces de jeudi 14 janvier que le soutien économique des pouvoirs publics « durera aussi longtemps que cela sera nécessaire » et que « les aides seront maintenues tant que les mesures de restrictions sanitaires seront maintenues ».

Covid-19 : un arrêt maladie en ligne immédiat pour les salariés symptomatiques ou cas contact

Depuis le 10 janvier, les personnes qui ont des symptômes de la Covid-19 ou sont cas contact et ne peuvent pas télétravailler peuvent bénéficier d’un arrêt de travail « immédiat » indemnisé de 4 jours au maximum, dans l’attente du résultat de leur test. 

Ainsi, dès l'apparition d'un symptôme (fièvre, toux sèche, fatigue, etc.), les salariés qui ne peuvent pas télétravailler peuvent obtenir immédiatement un arrêt de travail en ligne sans passer par leur médecin. L’Assurance maladie prend en charge les indemnités journalières dès le premier jour, il n’y a donc plus de délai de carence. Pendant ce temps, les salariés sont invités à rester isolés et à se faire tester. 

La marche à suivre pour obtenir un arrêt de travail : 

-    Le salarié se déclare en arrêt de travail sur le site declare.ameli ou sur le site declare.msa pour les assurés du secteur agricole. Il doit confirmer être en incapacité de télétravailler et s’engage à effectuer un test PCR ou antigénique, dans les 2 jours suivant le jour de sa déclaration. 
-    Le salarié reçoit ensuite un récépissé qui lui permet de justifier de son absence auprès de son employeur. 
-    Une fois le test réalisé, le salarié doit se reconnecter pour indiquer le résultat : si le test est positif, l’arrêt de travail est prolongé et le salarié doit rester isolé. Si le résultat est négatif, l’Assurance maladie met fin à l’arrêt de travail et le salarié peut alors reprendre le travail dès le lendemain.
 
Congés imposés par l’employeur : prolongement de la mesure

Depuis le premier confinement, le gouvernement autorise les employeurs à imposer à leurs salariés la prise de congés ou de jours de repos. Alors que ce dispositif devait initialement prendre fin le 31 décembre 2020, il a été prolongé jusqu’au 30 juin 2021. 

En clair, en cas de difficultés économiques (par exemple une fermeture administrative ou une baisse d’activité importante), cette mesure permet à l’employeur d’imposer certains congés, de les décaler et d’en annuler d’autres, via un accord d’entreprise.

Le salarié peut être amené à devoir prendre jusqu’à 6 jours de ses congés payés, ou une semaine de vacances à tout moment selon les besoins de l’entreprise. Attention, l’employeur doit respecter un délai de prévenance de 24h minimum (un jour franc).

« Transitions collectives » ou « Transco » officiellement lancé

Le nouveau dispositif « Transitions collectives », visant à favoriser la reconversion professionnelle des salariés, et rebaptisé « Transco », a été officialisé vendredi 15 janvier. Il avait été présenté pour la première fois le 26 octobre dernier dans le cadre du plan de relance de l'économie. 

Concrètement, l’objectif de ce dispositif est d’aider les salariés à se reconvertir et les orienter vers un métier porteur dans leur région, c’est-à-dire des métiers qui ont des besoins importants en recrutement mais ont des difficultés à embaucher. De cette manière, les salariés évitent de se retrouver au chômage et les entreprises peuvent combler leur manque de personnel. 

Pour être éligibles, les salariés doivent avoir travaillé au moins deux ans, dont un an dans la même entreprise, et être menacés de licenciement pour motif économique.

Le ministère du Travail espère lancer ce dispositif début février.
 
Pressy Gunasekar, Directrice Communication et Marketing, en collaboration avec Noémi Capell.

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