L’Actu Emploi & RH – 17 février 2021

L'ACTU EMPLOI & RH - 17 FEVRIER 2021

 
Tous les 15 jours, L’Actu Emploi & RH vous propose un récapitulatif des dernières actualités du monde du travail. Bonne lecture !
 
Les chiffres clés :
-    Chiffre Hays : Selon une étude menée par Hays France & Luxembourg menée en janvier 2021, 61 % des répondants ont eu le sentiment depuis mars 2020 que leur carrière était bloquée par la Covid-19
-    Le nombre d'embauches de jeunes de moins de 26 ans en CDI et CDD de plus de trois mois a baissé de 14,2 % par rapport à 2019, selon la Dares.
-    23 % des personnes actives en France déclarent avoir été victimes de discriminations ou de harcèlement discriminatoire dans le cadre professionnel en 2020, selon une enquête des services de la Défenseure des droits.
-    Travailler chez soi peut coûter plus de 100 euros par mois, selon une étude.
-    Les 120 start-up des indices Next 40 et French Tech 120 (FT120) ont créé 10 000 emplois en 2020 et elles prévoient d’en créer 10 000 de plus au moins en 2021.
 
Télétravail : les salariés ont envie de revenir au bureau 3 jours par semaine minimum

Alors que le gouvernement a rappelé que le télétravail devait rester la règle pour éviter un troisième confinement, 86 % des salariés en télétravail déclarent vouloir continuer à télétravailler à l’issue de la crise, d’après le baromètre annuel consacré au télétravail du cabinet Malakoff Humanis, réalisé en décembre 2020 auprès de 1 280 salariés et 300 chefs d’entreprise. 

Toutefois, les répondants ne plébiscitent pas le télétravail à 100 %, le rythme idéal étant pour la majorité d’entre eux de deux jours de télétravail par semaine maximum : 19 % aimeraient un seul jour, 22 % deux jours, puis ce chiffre s’effondre à mesure que le nombre de jours télétravaillés augmente.

En ce qui concerne la répartition des tâches, 74 % des personnes interrogées déclarent préférer rédiger à la maison, et plus de la moitié estiment parvenir à se concentrer davantage chez eux. 74 % préfèrent en revanche animer les réunions au bureau. 

78 % des DRH n’envisagent pas de plan social pour 2021

D’après le dernier baromètre de l’Association Nationale des DRH (ANDRH), menée entre le 7 janvier et le 7 février auprès de ses adhérents, 78 % des personnes interrogées ne comptent pas mettre en place un plan de départ dans les entreprises où elles exercent. Celles qui l’envisagent estiment que la diminution ne devrait pas dépasser 10 % des effectifs. 

Concernant leurs intentions de recrutement, 53 % des décideurs indiquent que la pandémie n’a pas d’impact sur leurs objectifs de recrutement, quand 25 % diminuent les embauches à cause du contexte actuel et 16 % envisagent d’embaucher davantage en 2021. Ajoutons également que 39 % des DRH indiquent que les aides à l’embauche des jeunes (alternance ou non) les ont poussés à recruter, alors que ce n’était pas prévu.

Interrogés sur les défis qui les attendent pour le premier semestre 2021, 85 % des DRH répondent que la gestion des mesures de prévention liées à la crise reste leur priorité, suivie par l’accompagnement du management (84 %) et le développement et la consolidation du télétravail (73 %). Pour le second semestre, les priorités identifiées sont : l’amélioration de la QVT (55 %), le développement de sujets RSE (55 %) et à nouveau l’accompagnement du management (54 %).

Baisse de 14 % des embauches des moins de 26 ans en 2020 

En 2020, le nombre d'embauches de jeunes de moins de 26 ans en CDI et CDD de plus de trois mois a baissé de 14,2 % par rapport à 2019, selon la Dares (Direction des statistiques du ministère du travail).

En août, septembre et octobre, le nombre d'embauches était pourtant similaire à celui de 2019, mais avec le deuxième confinement, les embauches ont fortement baissé, pour reculer en décembre de 27,4 % par rapport à décembre 2019.

« Ce repli des embauches suite au deuxième confinement est toutefois nettement moins important que lors du premier confinement (-57,9 % entre mai 2019 et 2020) », ajoute la Dares.

Pour encourager l’embauche des jeunes, le gouvernement a mis en place l’été dernier une aide d’un montant de 4 000 euros sur un an pour les entreprises qui recrutent un jeune de moins de 26 ans, en CDI ou en CDD d'au moins 3 mois.

Lancement du site antidiscriminations.fr le 12 février

Vendredi 12 février, le site antidiscriminations.fr, dont l’objectif est d’accompagner gratuitement les personnes qui sont discriminées, a été lancé par la Défenseure des droits. La plateforme est également accessible par téléphone au 3928.

Toutes les formes de discriminations pourront être signalées via cette plateforme, qu’elles soient dans le cadre du travail, d’une recherche de logement ou d’emploi, et fondées sur le genre, l’origine, le lieu de résidence ou le handicap. Les victimes qui le souhaitent peuvent, par internet ou téléphone, poser leurs questions, être conseillées et bénéficier d’un accompagnement juridique.  

Dans les faits, selon une enquête des services de la Défenseure des droits, près d’un quart des personnes actives en France estiment avoir été victimes de discrimination ou de harcèlement discriminatoire dans le cadre professionnel en 2020. Malheureusement, très peu d’entre elles les signalent, puisque 12 % seulement des répondants qui ont vécu une discrimination fondée sur l’origine ont effectué les démarches, notamment par manque d’information.  

En tout, 21 personnes seront recrutées pour gérer la plateforme, dont six écoutants formés en droit déjà embauchés. Dix juristes et cinq responsables territoriaux viendront compléter l’équipe.

Télétravail : travailler chez soi peut coûter plus de 100 euros par mois

Une étude du cabinet de conseil en ressources humaines ConvictionsRH a calculé que le télétravail pouvait coûter plus de 100 euros par mois pour les salariés. Car sans surprise, télétravailler signifie aussi dépenser plus d'électricité, de chauffage et d'eau dans la journée. Certains ont dû aussi mettre la main à la poche pour s’équiper et travailler convenablement. A noter, les dépenses liées au loyer, au Wi-Fi ou au téléphone n’ont pas été prises en compte dans cette étude. 

Selon les calculs du cabinet, basés sur une période de télétravail de 20 jours par mois, les dépenses supplémentaires en frais courants (l’électricité, le chauffage, l’eau, les repas) peuvent varier de 13 € par mois (pour une habitation de 50 m² chauffée au gaz, hors repas) à 174 € par mois (pour 200 m² chauffés à l’électrique, frais de repas inclus). Logiquement, alors que nous sommes en plein hiver, le chauffage représente l’une des sources de dépenses les plus importantes. Les fournitures et le matériel informatique sont d’autres frais supplémentaires non négligeables, et ils peuvent atteindre près de 8 euros par mois. 

Alors, qu’en est-il de leur remboursement ? Si, selon la ministre du Travail, le télétravail ne doit pas représenter un coût pour le salarié, ces dépenses ne sont en fait pas toujours couvertes par l'entreprise car la décision de les prendre en charge ou non leur appartient. 
 
Pressy Gunasekar, Directrice Communication et Marketing, en collaboration avec Noémi Capell.

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