79 % des Français envisageraient une rupture conventionnelle pour quitter leur entreprise

2 mins de lecture | Ophélie Colombani, Cléo Artero et Axelle Guéry | Article | Évolution de carrière Démission

La rupture conventionnelle s’est imposée comme un dispositif incontournable du marché du travail français. Selon la dernière enquête Hays menée auprès de près de 1 100 Français, 79 % des répondants envisageraient certainement ou probablement une rupture conventionnelle s’ils souhaitaient quitter leur entreprise. Un chiffre qui témoigne de l’ancrage profond de ce dispositif dans les pratiques et les anticipations des salariés.

Rupture conventionnelle : un dispositif largement connu, mais encore mal maîtrisé par les salariés

67 % des répondants déclarent savoir précisément ce qu’est une rupture conventionnelle, ce qui atteste d’une notoriété globalement forte. Pour autant, 18 % en ont entendu parler sans en connaître les détails, et 15 % indiquent ne pas connaître ce dispositif.

Ces chiffres rappellent que, malgré sa visibilité, la rupture conventionnelle reste encore floue pour une part non négligeable de salariés, ce qui constitue un enjeu d’information et d’accompagnement pour les entreprises comme pour les acteurs de l’emploi.

Quitter son entreprise : la rupture conventionnelle comme option de départ négocié privilégiée

Lorsqu’ils sont interrogés sur leurs intentions, 37 % des répondants indiquent qu’ils envisageraient certainement une rupture conventionnelle s’ils souhaitaient quitter leur entreprise, et 42 % se disent ouverts à cette possibilité. Seuls 21 % ne l’envisageraient pas.

Ces données confirment que la rupture conventionnelle s’impose désormais comme une option de sortie privilégiée, bien au-delà des seules situations de conflit. Elle s’inscrit dans une logique de négociation apaisée, où les deux parties trouvent un intérêt à s’accorder.

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Gestion des départs : ce que ce chiffre dit du monde du travail

Ces résultats mettent en lumière une perception nuancée du dispositif : 46 % le considèrent comme un bon outil pour gérer les départs, et autant (46 %) le voient comme utile mais parfois détourné de son usage initial. Seulement 8 % y voient un dispositif problématique. Ce clivage témoigne d’une tension entre fluidité souhaitée et risques de dérive.

Dans un contexte de marché du travail sous tension, la rupture conventionnelle joue un rôle de soupape, mais son usage souligne aussi la nécessité d’un cadre RH clair, fondé sur le dialogue et la transparence.

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Méthodologie

Enquête auto-administrée via le site de Hays.fr du 10/03/26 au 13/04/26, auprès d’un échantillon de 1 120 personnes issues du panel France.

 

 À propos de l'auteur

Cléo ARTERO - Responsable Juridique Social Hays France, Luxembourg & Maroc

Diplômée d’un Master 2 en Droit social, Cléo a rejoint Hays en 2022, elle a d’abord occupé le poste de juriste en droit social en charge des relations individuelles et collectives de travail avant d’évoluer vers celui de Responsable Juridique. Aujourd’hui, Cléo supervise le pôle Droit social ainsi que l’administration du personnel au sein de la Direction des Ressources Humaines pour la France, le Luxembourg et le Maroc.

Axelle GUERY – Juriste Droit social Hays France, Luxembourg & Maroc

Titulaire d’un Master 2 Juriste conseil d’entreprise et d’un certificat de spécialisation en droit social, Axelle dispose d’une expérience juridique de près de 3 ans. Aujourd'hui Juriste en droit social au sein du pôle social de la Direction des Ressources Humaines, elle participe à l’appui juridique des opérationnels sur l’ensemble des problématiques liées au droit social en France et au Maroc. De manière plus large, elle contribue à la sécurisation des projets RH structurants.

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