Jeunes diplômés : comment envisager l'entrée sur le marché du travail à l'ère du coronavirus ?

JEUNES DIPLÔMÉS : COMMENT ENVISAGER L'ENTRÉE SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL A L'ÈRE DU CORONAVIRUS ?

 
 
Cet automne, 750 000 jeunes font leur entrée sur le marché du travail. Mais avec l’épidémie de Covid-19 et la crise économique, la recherche d’emploi s’avère plus compliquée que les années précédentes. Offres plus rares, peu de réponses aux candidatures… Comment envisager l’entrée sur le marché du travail et quelles sont les solutions quand on est jeune diplômé ?

« Un jeune, une solution »

Avec son plan jeune à 6,5 milliards d’euros, le gouvernement affiche sa volonté de soutenir l’emploi des 16-25 ans et espère d’ailleurs l’embauche de 450 000 jeunes d’ici janvier 2021.

Mesure phare de ce plan « un jeune, une solution » : la prime de 4 000 euros pour les entreprises qui recrutent un jeune de moins de 26 ans, en CDI ou en CDD d'au moins 3 mois, entre le 1er août 2020 et le 31 janvier 2021. 

Pour les apprentis et les salariés en contrat de professionnalisation, une prime de 5 000 € sera versée aux entreprises qui embauchent un alternant mineur et de 8 000 € pour un majeur (pour des contrats conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021).

Faire la différence
 
Malgré ces mesures encourageantes, pas question de se reposer sur ses lauriers. Au contraire, il est plus que jamais vital de mettre tout en œuvre pour faire la différence aux yeux des recruteurs.

-    Travailler son CV

Le CV doit être concis, sobre et, bien sûr, sans fautes d’orthographe. Il doit inclure la formation, les expériences professionnelles (même s’il s’agit d’un job d’été), les stages et les alternances, les compétences techniques, les soft skills et les centres d’intérêt (à choisir selon le poste visé). 

-    Soigner son e-réputation

Selon Pôle Emploi, un tiers de la population active a un profil LinkedIn. Et bien sûr, les recruteurs et les entreprises sont également présents sur les réseaux sociaux professionnels pour y chercher leurs futurs talents. N’attendez donc pas pour vous inscrire ! 

Aussi, faites bien attention à votre image en ligne et les informations vous concernant sur la toile. Tapez votre nom sur les moteurs de recherche pour vérifier que les contenus associés à votre nom sont bien professionnels. 

-    Postuler sur différents canaux

Apec, Pôle emploi, Indeed et autres jobboards, cabinets de recrutement, site carrière de l’entreprise, LinkedIn… Pour décrocher le job idéal, multipliez les canaux de recrutement. Vous aurez ainsi plus de chances de trouver des offres qui vous conviennent. Du reste, faites aussi appel à votre réseau et informez votre entourage de votre recherche d’emploi.  

Quelles sont les options des jeunes diplômés en ce contexte de recherche tendu ?

1.    Elargir son champ de recherche

Si certains jeunes diplômés préfèrent attendre plusieurs mois avant de commencer à postuler, dans l’espoir d’avoir plus de chances de trouver quelque chose qui corresponde à leurs critères, d’autres font le choix d’élargir leur champ de recherche, et même de revoir leurs critères à la baisse pour trouver un emploi, en attendant de trouver mieux. 

Viser un CDD plutôt qu’un CDI, baisser ses prétentions salariales, accepter des horaires décalés, changer de région… Selon une étude Jeunes diplômés APEC de 2018, un jeune diplômé sur quatre acceptait alors un premier emploi qui n’était pas en adéquation avec son diplôme et ses attentes. L’idée est ainsi de faire un premier pas dans le monde du travail, quitte à trouver mieux plus tard.

Du reste, le manque d’expérience professionnelle est fréquemment un frein au premier emploi, les recruteurs préférant souvent des candidats plus expérimentés. Choisir un poste qui diffère de ses aspirations, même si c’est pour une courte durée, va permettre de se constituer une première expérience professionnelle et donc de se donner plus de chances pour décrocher un autre poste qui correspondra davantage à ses critères. 

2.    Prolonger ses études

Plutôt que d’accepter un poste en-dessous de ses exigences ou moins bien rémunéré que ses espérances, une alternative est de prolonger ses études. D’ailleurs, selon Franceinfo, cette année deux fois plus d’étudiants choisissent de poursuivre leurs études pour retarder leur entrée sur le marché du travail.

Ainsi, certains font le choix de continuer leurs études pendant encore un an. Par exemple, des Bac+5 décident de préparer un deuxième master pour obtenir une double compétence. Se spécialiser peut apporter une réelle plus-value et c’est une opportunité de se garantir une meilleure employabilité sur le marché du travail.

"Bon à savoir : dans son plan jeune, le gouvernement prévoit l’ouverture de 30 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, entre 2020 et 2022." 

3.    Refaire un stage ou une alternance 

Dans ce contexte tendu où les CDI se font plus rares, certains jeunes diplômés font le choix de refaire un stage. 

L’idée : au lieu de se retrouver au chômage en attendant de trouver le bon poste, faire un stage permet d’approfondir ses connaissances et donc de mieux se positionner sur le marché du travail, tout en étoffant son CV. C’est aussi l’opportunité de prendre le temps de trouver sa voie, de mieux définir son projet professionnel et choisir vers quel secteur ou métier se diriger. 

Cette solution ne convient pas à tout le monde, notamment d’un point de vue financier, et il ne faut pas oublier que refaire un stage n’a d’intérêt que s’il s’inscrit dans un projet professionnel.

4.    Devenir volontaire en service civique

Dans son « plan jeune », le gouvernement a annoncé l’ouverture de 100 000 places supplémentaires en service civique. Dans le détail, ce sera 20 000 places dès septembre et 80 000 en janvier. A noter : il existait jusqu’à présent 140 000 services civiques.

Créé en 2010, le service civique offre la possibilité aux jeunes de 16 à 25 ans (30 ans pour les personnes en situation de handicap) de s’engager dans une mission d’intérêt général au sein d'une association, d'un établissement public ou d'une collectivité. Indemnisé 580 par mois, le service civique permet notamment aux volontaires de mettre un pied dans le monde du travail, de développer des compétences et d’enrichir ses connaissances, tout en se rendant utile à la société.  
 
Stage, service civique, prolonger ses études ou élargir ses recherches pour trouver un poste, les cartes sont entre vos mains !

Clovis HIDREAU - Senior Office Manager 
 
 

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