TEST SURPRISES DE LANGUE EN ENTRETIEN : COMMENT LES REUSSIR ?

TESTS SURPRISES DE LANGUE EN ENTRETIEN : COMMENT LES REUSSIR ?

 
Vous aviez pourtant bien préparé votre entretien d’embauche et répété plusieurs fois chez vous. Mais là soudainement, le recruteur vous annonce : « And now, let’s switch into English ». Courant en vue d’un poste à l’international (mais pour de nombreuses autres fonctions aussi), ce passage « surprise » d’une langue à l’autre peut en décontenancer plus d’un et parfois même influencer le reste de l’entretien. Alors, comment garder son calme malgré tout et réussir ce test de langue surprise ? Voici nos conseils.

Pourquoi ces tests de langue surprises et à quoi doit-on s’attendre ?

Si ce test de langue est plutôt évident pour des fonctions liées à l’international, le recruteur peut aussi chercher à tester le candidat pour un poste qui à première vue ne requiert pas la pratique d’une langue étrangère. Si c’est le cas, c’est que la maîtrise de cette langue sera utile à un moment ou un autre, notamment car le candidat pourra être amené à échanger avec des clients étrangers ou car l’entreprise cherche à se développer à l’international.
 
De plus, si vous avez inscrit sur votre CV que vous parlez telle ou telle langue, ou que vous avez vécu dans tel ou tel pays, il y a des chances que le recruteur cherche à vérifier les informations que vous avez mentionnées. Son but est de tester votre capacité à comprendre et échanger un minimum dans la langue.
 
Savoir parler anglais fait aujourd’hui très souvent partie des exigences des entreprises, mais le niveau requis varie selon les postes. Si les missions incluent seulement la rédaction d’emails ou de conversations brèves en langue étrangère, un niveau basique ou intermédiaire sera demandé. Le recruteur posera alors des questions simples au candidat, portant sur son parcours professionnel, ses expériences, ses loisirs ou encore ses voyages. Par ailleurs, ce sont des questions sur lesquelles le candidat peut s’entraîner chez lui, au moment de préparer son entretien d’embauche.
 
Pour un poste qui demande un bon ou très bon niveau de langue, le recruteur pourra passer à des sujets plus pointus ou originaux, et poser des questions qui pousseront le candidat à improviser et à sortir de sa zone de confort.

1.    Ne surtout pas mentir

La première chose à faire pour ne pas tomber de haut lors de ces tests surprises, c’est bien sûr de ne pas mentir sur son CV. N’indiquez pas que vous êtes bilingue en anglais simplement car vous avez vécu un an ou deux au Canada. De même, ne mentionnez pas un niveau intermédiaire en allemand si vous ne l’avez pas parlé depuis le lycée.
 
En répondant à une annonce qui requiert explicitement une bonne maîtrise de la langue, il ne faut surtout pas surestimer son niveau. Car en mentant ou en exagérant ses compétences, le candidat risque de se retrouver en difficulté. Si le recruteur l’a contacté après avoir lu son CV, c’est qu’il s’attend à certaines compétences de sa part. Et si le niveau mentionné ne correspond pas à la réalité, il va se sentir déçu et s’interroger sur l’honnêteté du candidat.

2.    Evaluer correctement son niveau de langue

Il est souvent difficile de s’auto-évaluer et notamment de jauger son niveau en langue étrangère. Beaucoup se surestiment quand d’autres se sous-estiment. Avant de répondre aux offres d’emploi, prenez le temps de noter sur le CV les langues parlées et réfléchissez à leur degré de maîtrise. Nul ne sert d’indiquer les langues que vous ne parlez plus depuis des années ou dont le niveau est trop faible. Elle ne vous seront pas utiles et au contraire, vous prenez un risque en les mentionnant car un recruteur pourrait chercher à vous tester. Donc, avant d’ajouter une langue étrangère, demandez-vous si vous êtes capable de répondre au recruteur dans cette langue lors de l’entretien. Si la réponse est non, ne l’indiquez pas sur votre CV.
 
Pour connaître votre niveau de langue, vous pouvez utiliser le cadre européen de référence pour les langues (CECRL) : c’est le fameux classement de A1 à C2 qui permet d'évaluer son niveau de maîtrise d'une langue étrangère. Vous le trouverez facilement sur les moteurs de recherche. Une autre idée est de demander à une personne bilingue ou à un ancien professeur de langue de vous aider à évaluer votre niveau. Et si vous avez passé des examens comme le TOEIC ou le TOEFL, n’oubliez pas de les mentionner !

3.    Mettre sa connaissance de la culture du pays en avant

Vous avez voyagé dans un pays ou y avez vécu ? Ou vous êtes passionné d’une culture étrangère en particulier ? N’hésitez pas à mettre en avant votre connaissance de la culture du pays, vous pouvez ainsi compenser un niveau peut-être timide. Que votre maîtrise de la langue soit élevée ou basique, ce savoir et ces expériences sont un atout, alors montrez que vous avez appris les codes, la culture, les mœurs et coutumes de ce pays. Les recruteurs s’intéressent aussi aux soft skills des candidats, et notamment leur intelligence émotionnelle, leur curiosité et leur capacité d’adaptation.
Mettez vos compétences en valeur !

4.    Préparer les questions inévitables
 
Pour éviter les mauvaises surprises, le mieux est encore de se préparer et s’entraîner chez soi à répondre aux questions les plus courantes dans la langue mentionnée dans l’annonce. Evidemment, comme indiqué plus haut, le niveau et le vocabulaire attendus diffèrent d’un poste à l’autre. Dans tous les cas, si vous savez déjà que le poste requiert un bon niveau de langue ou vous vous en doutez, voici quelques questions en langue anglaise que l’on pourrait vous poser en entretien d’embauche :

-    Tell me about yourself
-    Tell me about your previous work experience
-    What are your biggest strengths?
-    What do you expect from this position?
-    Why are you the ideal candidate for this job?
-    Why do you want to work for us ?
-    Where do you see yourself in 5 years ?
 
5.    Se préparer à un test écrit

Pour certaines fonctions qui exigent un niveau avancé ou courant, il faut s’attendre à passer des tests écrits, parfois directement lors de l’entretien pendant une heure ou deux, sinon à domicile pour des contenus plus denses (par exemple : un article ou un rapport technique). Sachez que plus le poste exige une maîtrise de la langue élevée, plus le test de langue sera pointu et le vocabulaire demandé soutenu.
 
Si l’on vous demande un texte écrit en langue étrangère, la première chose à faire est de garder votre sang froid et de ne pas paniquer. Prenez cela comme un nouveau défi ! Si vous le souhaitez, vous pouvez indiquer au recruteur que ce n’est pas votre langue maternelle. Mais rassurez-vous : si vous n’avez pas indiqué dans votre CV que vous étiez bilingue, le recruteur ne s’attendra pas à ce que vous rédigiez comme un natif.
 
6.    Garder son calme et se lancer

Si ce « test surprise » peut être déconcertant ou déstabilisant, il ne faut pourtant surtout pas laisser le silence s’installer. Le recruteur cherche simplement à vérifier les informations de votre CV et tester vos réflexes. Vous avez indiqué un niveau intermédiaire en espagnol ? Votre interlocuteur ne s’attend pas à ce que vous soyez bilingue. Prenez une grande respiration et faites-vous confiance, car si le recruteur vous a invité à cet entretien, c’est que votre candidature correspond au poste.
 
Alors lancez-vous, prenez votre temps pour répondre si vous en éprouvez le besoin, choisissez un vocabulaire simple et des phrases concises mais claires pour vous faire comprendre facilement par le recruteur. Vous n’aimez pas votre accent ? Il ne vous en tiendra pas rigueur, l’important ce sont les efforts que vous faites pour répondre à sa question.
 
Clément Boix, Manager Executive, en collaboration avec Noémi Capell. 

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