Période d'essai rompue : comment rebondir ?

PÉRIODE D'ESSAI ROMPUE : COMMENT REBONDIR ?

 
Selon un sondage Hays réalisé fin 2021 auprès de plus de 7 000 votants, 41 % des répondants affirmaient avoir déjà rompu une période d’essai qui se passait mal. Rompre un contrat en période d’essai est donc loin d’être une situation isolée. 

En cas de rupture, on peut éprouver un sentiment d’échec, surtout lorsque la décision de cesser la collaboration vient de l’employeur. Il peut être difficile d’accepter la situation et d’aller de l’avant.
Voici 4 étapes pour rebondir rapidement, et découvrez nos conseils pour trouver les bons arguments pour en parler au recruteur en entretien d’embauche.   


1.    Faites le point sur les raisons de l’échec


Essayez de prendre le temps de réfléchir à ce que vous avez appris de cette expérience et d’analyser les raisons de l’échec pour que votre prochaine collaboration se passe au mieux. 

La période d’essai d’un CDD ou CDI peut avoir été rompue pour plusieurs raisons :

•    Avez-vous accepté ce poste trop rapidement pour ne pas rester au chômage ? 
•    Avez-vous eu des difficultés à communiquer avec votre hiérarchie ou votre équipe ? 
•    Les projets qui vous ont été confiés étaient-ils en adéquation avec vos compétences ? 
•    Les valeurs et la culture d’entreprise vous correspondaient-elles ? 

Repensez aux explications qui vous ont été données par votre employeur pour mieux comprendre l’échec de cette collaboration et la rupture du contrat :

•    Qu’a-t-il pensé de vous ? 
•    Quels ont été les feedbacks lors de vos derniers entretiens avec votre manager ?
•    Comment s’est passée votre intégration dans l’entreprise et l’équipe ? 
•    Vos compétences ont-elles été remises en question ? 
•    Quels sont les points faibles que pourriez-vous travailler ? 
Enfin, évitez de culpabiliser ou de vous dévaloriser, surtout s’il s’agit d’une raison indépendante de votre volonté comme une réorganisation, une mauvaise conjoncture ou un changement de politique de l’entreprise. 


2.    Acceptez la décision et ne vous découragez pas


Qu’il s’agisse d’un contrat à durée indéterminée ou déterminée, une collaboration qui ne fonctionne pas peut créer une certaine frustration et se retrouver subitement sans activité n’est jamais agréable. Toutefois, vous devez accepter l’échec. L’erreur existe et ce qui compte, c’est la capacité à rebondir. 

Trouver le bon poste et la bonne entreprise n’est pas simple et plusieurs tentatives sont souvent nécessaires avant de s’épanouir dans un travail. 

Même les entrepreneurs à succès ont eu leur lot d’échec pendant leur parcours. C’est le cas de Jack Ma, fondateur du groupe Alibaba, qui a connu de nombreux revers au début de sa carrière : il a échoué trois fois à l’équivalent chinois du BAC, a été recalé dix fois au concours d’entrée de Harvard, a été refusé de l’école de police, et il a postulé sans succès à plus de trente emplois, notamment chez le groupe KFC à Hangzhou (sur 24 postulants, il est le seul à avoir été refusé). Aujourd’hui, il est l’une des personnalités les plus riches de Chine.


3.    Préparez vos arguments pour les entretiens d’embauche à venir


Il n’est pas toujours facile d’expliquer que le dernier emploi occupé n’a duré que quelques mois car les courtes expériences sont vues d’un mauvais œil par les employeurs. Toutefois, vous pouvez aborder le sujet de cette période d’essai non validée sans animosité. Gardez en tête que l’employeur a besoin d’être rassuré pour éviter que la même situation se produise à nouveau. Une gêne ou un candidat mal à l’aise pourraient l’inquiéter. 

Vous devez donc réfléchir en amont à la façon dont vous allez parler de cette expérience. Le sujet étant délicat, évitez d’improviser et préparez votre réponse chez vous. Expliquez aussi les leçons que vous avez tirées de cette collaboration. Que cette dernière se soit mal passée ou que vous soyez parti en bons termes avec votre employeur, cette situation vous a forcément appris quelque chose. 
 
« Trouver le bon poste et la bonne entreprise n’est pas simple et plusieurs tentatives sont souvent nécessaires avant de s’épanouir dans un travail. » 

Montrez-vous plus fort : désormais, vous savez quelles missions vous intéressent, sur quels points faibles vous devez travailler, quel type de management vous convient et quelles valeurs vous souhaitez retrouver dans votre entreprise. 

Autre conseil : analysez la réaction de l’employeur. Votre vision de l’entreprise sera différente si celui-ci vous juge sur votre échec ou s’il réagit avec intelligence. 


4.    Profitez-en pour réfléchir à ce que vous voulez faire


Misez sur la qualité plutôt que sur la quantité. Au moment de chercher une nouvelle opportunité, répondez aux offres d’emploi qui vous plaisent vraiment. Sollicitez votre réseau, que ce soit votre entourage proche, vos anciens collègues ou vos connaissances sur LinkedIn. Une autre idée est de chercher l’accompagnement d’un cabinet de recrutement pour trouver une offre qui corresponde à vos attentes et à votre profil.

S’il ne s’agit pas de votre premier échec et vous voulez profiter de cette situation pour prendre un nouveau départ, pourquoi ne pas envisager un changement de cap professionnel ? Il n’est pas rare de voir des salariés créer leur entreprise ou devenir freelance après une ou plusieurs périodes d’essai ratées et réaliser qu’ils préfèrent travailler à leur compte.  

Capitalisez sur cette expérience, de prime abord négative, pour vous lancer dans de nouveaux projets, vous former et chercher ce qui vous passionne vraiment !
 
Isabelle Pelletant, Directrice Régionale, en collaboration avec Noémi Capell.
 
 
 
Diplômée d’une Grande École de Commerce, Isabelle présente une expertise de 20 ans dans le monde du conseil.
Elle débute son parcours par quatre ans dans le conseil en organisation de grands groupes. Elle y réalise des missions d’audits organisationnels et opérationnels, accompagnant ainsi des Directeurs de services et Directeurs Généraux dans l’optimisation de leurs process.
Arrivée chez Hays en 2007 comme consultante, elle crée le bureau Hays de Montpellier en 2009 dont elle prend le management. En parallèle, elle intervient sur l’ensemble du sud de la France sur des missions de conseil en ressources humaines. En 2019, elle devient Directrice Régionale Occitanie-Auvergne, chapeautant les bureaux de Toulouse, Montpellier et Clermont-Ferrand.
Depuis 15 ans chez Hays, elle accompagne des entreprises de toute taille et de tout secteur (public, privé, parapublic) sur leurs problématiques de recrutement, d’organisation ou d’études RH.
 
 

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