68 % des actifs pensent que la qualité de leur sommeil impact leur qualité de vie au travail

2 mins de lecture | Ophélie Colombani & Morgane Rupert | Article | Bien-être

Le sommeil, longtemps considéré comme un sujet relevant de la sphère privée, s’impose désormais comme un véritable enjeu professionnel. Selon la dernière étude Hays « Sommeil et travail », plus de deux tiers des actifs (68 %) disent ceci : La qualité de leur sommeil a un effet direct sur leur qualité de vie au travail. Un chiffre révélateur, alors que la charge mentale et des rythmes de travail plus intenses pèsent sur les salariés.

Un manque de sommeil encore sous-estimé

Si 43 % des répondants estiment ne pas manquer de sommeil, un tiers, soit 34 %, reconnaissent souffrir de manque ou de troubles du sommeil. Enfin, 23 % ne se prononcent pas sur ce sujet. Autrement dit, près d’un actif sur trois dit manquer de repos. Cela a des effets directs sur la concentration, la motivation, performance et la qualité de vie au travail.

Parmi les principaux facteurs qui dégradent la qualité du sommeil, la charge mentale arrive en tête. Elle est suivie du stress au travail . Puis vient l’utilisation des écrans avant le coucher.

Des éléments étroitement liés aux nouveaux modes de travail et à l’hyper-connexion.

Le rôle de l’entreprise : une attente encore partagée

Si le lien entre le sommeil et bien-être au travail est largement reconnu, 65 % des répondants n’attendent pas d’accompagnement spécifique de la part de leur entreprise sur ces sujets. Le sommeil reste ainsi majoritairement perçu comme un sujet personnel .

Pourtant, 34 % des actifs expriment une attente claire vis-à-vis de leur employeur, révélant une évolution progressive des mentalités. Dans les faits, les initiatives restent plutôt rares : seuls 9 % des répondants déclarent que leur entreprise a mis en place des dispositifs dédiés au sommeil (salles de repos, micro-siestes, ateliers sommeil…). Près de la moitié des actifs (48 %) ne savent même pas si de telles pratiques existent dans leur organisation.

Ce que ce chiffre dit du monde du travail

Ce chiffre met en lumière un paradoxe : le sommeil est reconnu comme un levier clé de qualité de vie au travail, mais reste encore trop peu intégré aux politiques RH . Dans un contexte de tensions sur le recrutement et de quête de sens, le repos et la récupération comptent. Ils pourraient devenir un vrai facteur différenciant pour les entreprises, surtout auprès des jeunes générations.

Méthodologie

Enquête auto-administrée via le site Hays.fr, réalisée du 6 janvier au 6 février 2026 auprès de 1 172 répondants issus du panel France.

 

 À propos de l'auteur

Morgane Rupert, Senior Manager, Talent Management & RSE

De formation supérieure en Management des Ressources Humaines, Morgane présente une expérience de plus de 14 ans en développement RH. 

Après une expérience de 10 ans en tant que Consultante en recrutement puis Manager de la division RH et Juridique Senior chez Hays, Morgane a rejoint le département People & Culture en qualité de People & Culture Manager. 

Elle intervient sur la gestion de carrière, travaille également sur le bien-être au travail et l’engagement des collaborateurs ainsi que sur des projets RH transverses (parentalité, enquêtes internes...). Elle exerce en complément le métier de Coach professionnelle certifiée RNCP.

Depuis juillet 2024, Morgane occupe le poste de Senior People & Culture Manager, avec un périmètre élargi et une implication renforcée dans les enjeux stratégiques de transformation RH
 

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