Quelles seront les formations du futur ?

QUELLES SERONT LES FORMATIONS DU FUTUR ?


A l’ère du digital, les façons de chercher un emploi ou encore de recruter un collaborateur ont drastiquement changé depuis l’avènement d’Internet. Aujourd’hui, avec l’apprentissage via les tutoriels vidéos et le e-learning, les formations aussi ont évolué. Si les formations en présentiel demeurent les plus courantes, leur coût et la difficulté pour les mettre en place poussent de plus en plus d’entreprises à déployer d’autres stratégies de formation.

Avec l’évolution rapide et constante des nouvelles technologies, nos manières de faire changent continuellement, d’où cette question : quelles sont les nouvelles tendances de la formation professionnelle ?


Réalité augmentée

La réalité augmentée combine le réel et des données numériques. Concrètement, cette technologie permet de superposer du virtuel sur l’environnement visible (la réalité). On peut imaginer une lentille à travers laquelle des éléments virtuels en 3D, des textes ou encore des sons viennent s’ajouter à l’environnement de l’utilisateur. On peut par exemple penser aux lunettes de réalité augmentée comme les Google Glass. Celles-ci diffusent dans le champ de vision des éléments virtuels, notamment une carte Google Maps et des indications de direction. Un smartphone ou une tablette équipés d’une caméra peuvent aussi être des dispositifs de réalité augmentée.

La formation professionnelle est l’un des secteurs qui utilise le plus cette technologie, car celle-ci permet aux collaborateurs de découvrir notamment de nouvelles procédures en conditions réelles. Un technicien peut ainsi apprendre à démonter une machine étape par étape en suivant les instructions qui s’affichent sur son dispositif. Les possibilités d’apprentissage sont infinies et de nombreux métiers peuvent bénéficier de cette technologie pour leurs formations, on peut penser notamment au secteur Marketing ou encore au tourisme.

Réalité virtuelle

Alors que la réalité augmentée enrichit le réel avec des éléments virtuels, la réalité virtuelle (ou VR pour « Virtual Reality ») nous plonge totalement dans un autre univers en 3D (qui ressemble au réel ou non), à l’aide d’un casque et parfois de capteurs de mouvement. L’utilisateur est en immersion totale.

Aujourd’hui, quelques grands groupes forment déjà leurs collaborateurs au moyen de la réalité virtuelle. La mise en place de cet outil en interne et la simulation de situations complexes permettent notamment l’apprentissage de nouvelles compétences.

Par exemple en France, Thales utilise la réalité virtuelle pour former ses collaborateurs à la maintenance d’une armoire électrique. Plongé dans un univers qui reproduit un environnement de travail, le collaborateur veille au bon fonctionnement de l’armoire électrique en effectuant diverses procédures. Grâce à cette technologie, l’entreprise peut ainsi faire monter en compétences ses employés au sein de ses locaux, sans avoir besoin de déplacer toute une équipe.

La VR est également utilisée dans le BTP en tant qu’outil de prévention des risques et d’apprentissage des consignes de sécurité sur un chantier, par exemple en simulant des accidents graves. Au cœur d’un univers virtuel où les conditions de travail sont reproduites, l’utilisateur se forme et apprend à gérer ces accidents tout en suivant les procédures légales. 

On peut également penser au secteur Médical, avec la simulation d’opération difficile à effectuer (comme celle à cœur ouvert pour s’entraîner), ou encore à l’Architecture, pour placer des objets, mieux se projeter et voir les défauts possibles en amont.

Peut-être plus surprenant, Pôle Emploi utilise aussi la réalité virtuelle pour faire tester des métiers à ses candidats. C’est le cas notamment du métier d’Employé polyvalent libre-service. Immergé virtuellement dans un supermarché, le demandeur d’emploi découvre ce poste en effectuant quelques exercices, par exemple placer des produits dans les rayonnages. Ces nouveaux outils ont le potentiel de susciter de nouvelles vocations et les utilisateurs peuvent voir rapidement si ce poste pourrait leur convenir. C’est un véritable gain de temps ! 
 

Intelligence Artificielle

Il n’y a pas si longtemps encore, l’Intelligence Artificielle (IA) était assimilée à de la science-fiction. Pourtant, aujourd’hui, cette technologie prend rapidement de l’ampleur dans notre monde numérique. Le nombre d’entreprises qui s’y intéressent et l’utilisent augmente, et désormais elle est intégrée dans de nombreux outils digitaux. L’IA se cache d’ailleurs derrière les assistants vocaux, par exemple Alexa d’Amazon ou Siri d’Apple.

 

"Aujourd’hui, l’IA est aussi utilisée dans la formation professionnelle".

 

Concrètement, cette technologie consiste à développer un algorithme intelligent intégré aux outils de formation afin d’analyser le comportement de la personne formée et ainsi adapter les modules. En récoltant des données, cette technologie permet de connaître les besoins du collaborateur, ses lacunes et ses points forts. On peut alors mettre en place une formation personnalisée en proposant des informations utiles et plus pertinentes au salarié. Il est ainsi possible d’utiliser l’ancrage mémoriel, une technique visant à mémoriser durablement l'information désirée.

Big data

Le Big data, que l’on traduit parfois par « grosses données » en français, fait référence au très grand volume de données numériques (textes, vidéos, photos, etc.). L’un des enjeux aujourd’hui est de faire parler ces informations pour mieux comprendre les utilisateurs.

De plus en plus de grands groupes français testent déjà le Big data, que ce soit dans le domaine du recrutement ou dans la formation. En effet, cet outil aide à mieux déterminer les compétences et les besoins de chacun et ainsi présenter des formations plus performantes et personnalisées.

Comment ça marche ? Le Big data permet de récolter un grand volume de données numériques issues notamment de formations, de questionnaires ou de comptes-rendus d’entretien mais aussi provenant des outils de l’entreprise, tels que la messagerie instantanée ou électronique ou encore l’agenda partagé.  

Après l’analyse de ces données, on peut ensuite élaborer un plan de formation ciblé et optimisé. Le Big data aide notamment à réduire l’absentéisme en déterminant les jours et les horaires idéaux pour proposer une formation. Cet outil accompagne aussi les formateurs puisqu’il permet à la fois de connaître les difficultés rencontrées par la personne formée, son rythme d’apprentissage ainsi que ses façons de réfléchir et de réagir. Selon les résultats, les formateurs peuvent modifier leur stratégie pour améliorer la montée en compétences du collaborateur.

Si l’utilisation de ces nouvelles technologies dans la formation n’en est encore qu’à ses débuts, il est fort possible qu’à l’avenir ces innovations se démocratisent et que les entreprises, même celles de taille plus modeste, y aient recours davantage pour former leurs collaborateurs.

Florence Noevoy, Cheffe de Projet Formation Digitale, en collaboration avec Noémi Capell.

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