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LES JEUNES SONT-ILS MOINS NOMBREUX A ALLER AU BOUT DE LEUR PERIODE D’ESSAI ?

Les jeunes période essai pic.jpgUne récente étude de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) va à l’encontre de l’idée selon laquelle le CDI est un gage de stabilité. Les entreprises semblent avoir de gros efforts à faire pour éviter les erreurs de casting et mieux fidéliser les collaborateurs. 
 
Le cap des un an dans l’entreprise, plus difficile à franchir pour les jeunes
 
Pour la DARES, le cap des un an serait plus dur à franchir pour les 15-34 ans chez qui plus d’un CDI sur trois est rompu en moins d’un an. Sur les motifs de rupture, on compte 16% de démissions, près de 13% de fins de période d’essai, près de 2% de ruptures conventionnelles et près de 4% de licenciements. 
 
C’est le secteur tertiaire qui est le plus visé par ces départs précipités avec 38% de CDI rompus avant un an.
 
Le CDI, un gage de stabilité pour tous ? 
 
Si aujourd’hui le CDI reste la forme dominante de la relation de travail entre employeurs et salariés, il semble donc constituer de moins en moins un gage de stabilité. D’une part, ce contrat ne garantit pas que le salarié restera longtemps dans l’entreprise, d’autre part, les jeunes générations sont de plus en plus attirées par d’autres formes d’emploi, notamment le freelance. Cette transformation sociale est la conséquence de l’arrivée du numérique dans les modes du travail mais aussi des nouvelles habitudes de vie des jeunes générations. En effet, nombreux sont les jeunes pour qui le besoin d’autonomie, de liberté et d’indépendance prime sur la volonté de percevoir un revenu assuré et régulier. 
 
Toutefois, ce constat doit être nuancé puisque la plupart des jeunes continuent de plébisciter le CDI qui reste un objectif pour 73% des 18-29 ans (selon un sondage OpinionWay). La stabilité de l’emploi continue de faire rêver les jeunes mais pas pour toute la vie et sous certaines conditions : de l’autonomie, un salaire intéressant, un cadre de travail agréable, des fonctions qui ont du sens, la possibilité d’évoluer rapidement, etc. 
 
Des efforts à faire sur le recrutement et l’intégration dans l’entreprise
 
Un maximum d’actions doit donc être mis en œuvre pour minimiser ce turn-over de la première année. Ainsi, négliger l’accueil des nouvelles recrues dans l’entreprise peut entraîner des dysfonctionnements et contribuer aux départs rapides. De nombreuses entreprises pensent que la séduction prend fin à la signature du contrat de travail alors la réussite d’un recrutement se joue autant durant la phase de candidature qu’après l’arrivée du salarié dans l’entreprise. 
 
Ainsi, il est souhaitable de mettre en place un processus d’intégration des nouveaux collaborateurs, au moins de leur arrivée à la fin de leur période d’essai. Lorsqu’ils sont bien préparés, ces parcours d’intégration permettent de motiver les nouvelles recrues, de les aider à mieux s’intégrer et de réduire les départs prématurés. 
 
Celui-ci peut passer par un simple livret d’accueil qui présente le nouvel environnement de travail, les valeurs et les procédures de l’entreprise, mais il peut également prévoir une « journée d’accueil », c’est-à-dire une journée durant laquelle plusieurs intervenants présentent la marque, l’histoire de l’entreprise et son organisation aux nouveaux collaborateurs.
 
Enfin, chaque manager pourra prévoir un point formalisé avec son nouveau collaborateur à des intervalles réguliers pendant  les six mois suivant l’intégration. Ce moment est l’occasion de faire un bilan sur la manière dont le poste est compris et d’écouter la nouvelle recrue.  
 
La mise en place de tels parcours d’intégration a certes, un coût mais il est à relativiser par rapport au coût humain et financier d’un recrutement raté pour l’entreprise
 
Philippe Lambert, Directeur des Ressources Humaines, en collaboration avec Karen Holcman.