Répondre aux contre-offres

Vous avez réussi à décrocher le poste que vous souhaitiez et vous avez même réussi à faire votre lettre de démission. Evidemment votre employeur l'a mal pris (apprécieriez vous qu'il démissionne ?), mais il semble l'accepter. Et alors ?

Faire face à vos hésitations

Une contre-offre est une offre de la part de votre actuel employeur pour contrecarrer celle de votre futur employeur – dans le but de vous faire rester. Elle peut se présenter sous plusieurs formes. Une augmentation conséquente ( égale ou supérieure à votre nouvelle offre), des avantages supplémentaires, une promotion très en vue, des responsabilités supplémentaires, plus d’implication dans les projets attractifs. Ou bien tout à la fois. Une contre-offre peut vous perturber. Quitter un poste, surtout si vous l’avez occupé pendant longtemps, est difficile, on met tout en œuvre pour vous pousser à rester. Même si vous vous êtes donné du mal pour obtenir ce poste chez votre nouvel employeur et que vous êtes impatient de commencer, vous pouvez vous sentir redevable de votre ancien employeur. Vous pensez que vous manquez de loyauté ou que votre départ va nuire à la société.

Les contre-offres sont très courantes : il n y a pas de statistiques mais les recherches prouvent que la plupart de ceux qui restent suite à une contre-offre quittent tout de même leur emploi dans les 12 mois qui suivent, la plus grande partie dans les 3 ou 6 mois qui suivent.

Pourquoi souhaitent-ils vous garder?

Essayez de comprendre la logique des contre-offres, bien sûr c’est flatteur pour vous, cela traduit l’importance et la valeur que vous avez aux yeux de votre employeur. Même si tout cela flatte votre ego, il est important de rester rationnel et de penser à d'autres facteurs comme : 

  • Remplacer quelqu’un coûte cher.
  • Il n’était pas prévu dans le budget de recruter à nouveau à ce moment de l’année.
  • Ils n’ont pas le temps de recruter en ce moment. Ils veulent que vous continuiez à remplir votre rôle le temps qu’ils vous cherchent un remplaçant.
  • Ils veulent que vous finissiez tous vos dossiers en cours.
  • Ils n’ont pas le temps de former un éventuel remplaçant.
  • Une démission peut avoir de mauvaises retombées sur votre patron.

Faut-il partir ou rester ?

Suite à une contre-offre, il n'y a en général pas de bonne raison d’accepter de rester. Vous aviez l’intention de partir, avez réussi les différentes étapes du processus de recrutement, et avez obtenu un poste répondant à vos critères. Pensez aux points suivants :

  • Depuis qu’il a été question de votre départ, votre intégrité sera toujours remise en question.
  • Ce manque de loyauté risque d’être un obstacle pour d’éventuelles promotions.
  • Vos collègues vous regarderont d’un autre oeil – après tout, vous n’avez pas tellement envie d’être là, n’est-ce-pas ?
  • Votre chef va commencer à vous chercher un remplaçant – que vous restiez ou pas.
  • Pourquoi vous proposent-ils maintenant ce que vous méritiez déjà avant votre démission?
  • La raison qui avait motivée votre départ a-t-elle bien été prise en compte?
  • Vous sentez-vous vraiment coupable ? Ne devriez-vous pas plutôt penser à vous? Votre employeur réfléchirait-il à deux fois pour se séparer de vous si vous n'étiez pas rentable?

Ne laissez pas une contre-offre contrarier vos projets. Ne vous laissez pas démonter, remerciez votre employeur pour cette nouvelle opportunité, mais réaffirmez votre volonté de partir.

Cependant, si vous décidez de rester, soyez sur vos gardes, ne soyez pas naïf. Même si vous avez accepté la contre-offre, personne n’a oublié votre démission. Il va vous falloir travailler dur pour regagner la confiance de votre chef. Votre vie post-démission ne sera pas simple au sein de l’entreprise. Accepter une contre-offre n’est pas l’option la plus rassurante. Faites attention à vous!

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