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Les ingénieurs high-tech sont recherchés

INFOGRAPHIE - Cloud, big data, mobile, e-commerce sont des activités en pleine expansion qui offrent de nombreuses opportunités.

Le bilan de l'année 2013 sera en demi-teinte pour le secteur de l'informatique et des télécommunications. «La crise n'a pas épargné notre activité. Avec une croissance atone, le nombre d'emplois créés devrait être inférieur aux 7000 atteints l'an passé», explique Guy Mamou-Mani, président du syndicat professionnel Syntec Numérique qui représente les entreprises réalisant 80 % du chiffre d'affaires du numérique en France et employant 369.000 salariés.

Le secteur est loin des performances enregistrées depuis vingt ans avec une moyenne annuelle de 10.000 créations nettes pour 30.000 à 40.000 offres. Malgré ce ralentissement, l'informatique et les télécommunications continuent de faire mieux que beaucoup de secteurs de l'économie française. «Les recrutements ont rebondi depuis le début du second semestre essentiellement en raison de l'accélération du turnover», observe Marlène Ribeiro, directrice de la division systèmes d'information de Michael Page.

Malgré un environnement économique difficile, plusieurs métiers sortent du lot. Valeurs sûres, les ingénieurs développeurs sont les plus recherchés à condition qu'ils maîtrisent les technologies en vogue (Java J2E, Dot Net, Ruby on Rails). Les jeunes développeurs bac + 5 issus des meilleures écoles trouvent facilement un CDI, car ils ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande. Ils restent très courtisés après quelques années d'expérience. Ils sont une cible de choix pour Accenture France qui recrute entre 800 et 1 000 personnes par an dont un peu plus de la moitié dans le conseil en technologies. L'entreprise de conseils embauche des architectes, des ingénieurs d'études et développeurs juniors et expérimentés dans les langages J2E, SAP et Oracle.

Mais le métier vedette est celui de spécialiste du big data (data scientist, data analyst). Cet as de la base de données aide l'entreprise à exploiter les énormes volumes d'informations recueillies sur le Web, sur les réseaux sociaux ou sur d'autres canaux. «Idéalement, il devra marier compétences très pointues en statistiques et compréhension des enjeux business», analyse Emmanuel Stanislas, dirigeant du cabinet de recrutement Clementine spécialisé dans l'Internet, l'informatique et les télécommunications. Son avenir est dégagé.

Vague de fond

«C'est sans doute le début d'une vague de fond, poursuit Emmanuel Stanislas. Il y a encore peu de profils formés à ce nouveau métier. Nous allons chercher des compétences transférables, comme des statisticiens classiques avec une sensibilité business.»

Le big data n'est pas le seul domaine à créer de nouveaux emplois. «Cloud, mobilité, réseaux sociaux, objets connectés sont des gisements prometteurs qui vont continuer à dynamiser notre activité», affirme Guy Mamou-Mani. Ce diagnostic est partagé par d'autres professionnels. «La demande de nos clients s'intensifie dans ces technologies qui montent où de vrais experts sont recherchés. Ce sont des postes difficiles à pourvoir faute de compétences», constate Anissa Deal, responsable recrutement chez Accenture France.

Le e-commerce, en forte croissance, cherche également des professionnels pour développer des sites. Les «digital natives» ne sont pas les seuls bénéficiaires de sa croissance. «Les grandes enseignes brick & mortar qui investissent dans le Web, recherchent des experts ayant fait carrière dans l'économie traditionnelle avant d'arriver dans le numérique, souligne Emmanuel Stanislas. Dotés de cette double culture, ils accompagneront plus aisément leur employeur dans ce mouvement de transformation vers le numérique.» Une belle revanche pour les seniors.

Les salaires des développeurs s'emballent

Les salaires dans les métiers des technologies de l'information sont repartis à la hausse cette année. Selon le 11e baromètre Expectra des salaires des cadres, ils ont augmenté de 1,8 % sur un an. Ce secteur est celui qui réalise la meilleure progression. Certaines spécialités bénéficient particulièrement de cette embellie. La rémunération de l'ingénieur sécurité a gagné 6,1 % pour atteindre un salaire annuel médian de 37.320 euros. Celle de l'ingénieur réseau de 5,6 % pour un salaire annuel médian de 41.280 euros. Ces deux professions arrivent en tête des hausses. L'architecte technique (+ 5,5 %) se hisse à la troisième place. Le développement du cloud computing oblige les entreprises à trouver les professionnels compétents pour franchir ce nouveau cap technologique. Mais les experts n'étant pas assez nombreux pour satisfaire la demande, les salaires à l'embauche augmentent.

Les rémunérations des ingénieurs-développeurs ont également tendance à s'emballer. «En changeant de poste, un développeur up to date peut faire grimper sa rémunération de 10 à 15 %», affirme Marlène Ribeiro, directrice de la division système d'information du cabinet Michael Page. La situation est telle que certains recruteurs parlent de «bulle salariale».

Les développeurs débutants gagnent un salaire annuel brut de 40.000 euros. Au-delà de cinq ans d'expérience, les rémunérations franchissent la barre des 55.000 euros brut par an, selon une récente enquête du cabinet Hays. Certes, ces ingénieurs ne sont pas attirés que par l'argent. La qualité des projets, la notoriété de l'entreprise, l'ambiance de travail font aussi parti de leurs critères de choix. Mais entre deux offres équivalentes, le mieux-disant financier fait souvent la différence.

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