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Les contrôleurs de gestion sont très recherchés

L'informatique et la pharmacie proposent des rémunérations supérieures au marché.

Les rémunérations progressent timidement dans les métiers de la gestion et de la finance. «Depuis 2010, on note une progression salariale de 5% à 10% pour des fonctions qui ont évolué comme le contrôle de gestion, le contrôle financier et l'audit interne», explique Ludovic Bessière, national business director au cabinet Hays. Les métiers de la comptabilité et du contrôle de gestion sont pourtant en tête des recrutements. «Le contrôle de gestion semble monter en puissance et reprendre l'avantage sur la comptabilité», observe Bruno Fadda, directeur associé chez Robert Half.

Diplôme, zone géographique, expérience professionnelle, domaine d'activité. Chacun de ces paramètres compte. Les spécialisations (ressources humaines, industrie, commercial) sont valorisées. Des secteurs comme l'informatique et la pharmacie proposent des salaires au-dessus du marché. Résultat, un contrôleur de gestion ayant trois à cinq ans d'expérience pourra gagner entre 40.000 et 65.000 euros par an.

En comptabilité, la polyvalence et les compétences en langue maîtrisées par peu de candidats séduisent les employeurs. Les responsables de la comptabilité générale capables de s'occuper de la comptabilité jusqu'à l'élaboration de la liasse fiscale sont recherchés par les PME. Une personne qui est parfaitement à l'aise dans les nouvelles normes et qui parle anglais disposera d'atouts pour négocier un plus salarial à condition de rester raisonnable. Les métiers de la consolidation, de la trésorerie, de l'audit interne, de la paye recrutent moins mais les offres sont toujours plus nombreuses que les candidats. «Il n'existe pas de filière de formation pour les gestionnaires paye. Ce métier s'apprend en cabinet. La rémunération peut osciller entre 25.000 et 35.000 euros par an selon le nombre d'années d'expérience. Elle est plus élevée en fonction du nombre de personnes à manager et des responsabilités», précise Ludovic Bessière.

«Beaucoup de directeurs financiers de qualité sont disponibles sur le marché. Certains, après un parcours sans faute, ont été poussés vers la sortie pour des raisons de coût.»
Grégoire Conquet, directeur de la division finance de Badenoch & Clark

Le salaire des directeurs administratifs et financiers stagne quand il ne baisse pas. «Beaucoup de directeurs financiers de qualité sont disponibles sur le marché. Certains, après un parcours sans faute, ont été poussés vers la sortie pour des raisons de coût. Ils gagnaient 100.000 euros par an. Ils doivent raisonner sur une base de 85 à 90.000 euros par an pour rester dans la course», constate Grégoire Conquet, directeur de la division finance de Badenoch & Clark.

Ces bras droit du directeur général n'ont pourtant jamais eu de tâches aussi variées. Selon l'étude 2014 de rémunération nationale réalisée par Hays, près de 7 directeurs administratifs et financiers sur 10 ont des responsabilités en plus de leur métier de base: informatique, ressources humaines, juridique et fiscal. Mais ces responsabilités qui se généralisent dans la profession n'entraînent pas de hausse salariale. «Un contrôleur de gestion ou un responsable comptable aura à travailler sur une délocalisation, une gestion de projet», souligne Grégoire Conquet.

Les PME et ETI plus souples

La taille des entreprises compte. PME et ETI sont un peu plus souples dans les négociations portant sur la rémunération. Les grands groupes qui appliquent des grilles figées mettent en valeur leur politique d'intéressement-participation et les perspectives de carrière. «Des recrutements peuvent achopper pour 2000 à 3000 euros en salaire fixe pour des rémunérations annuelles de 40.000 à 50.000 euros», constate Bruno Fadda.
La part variable mixe objectifs individuels et résultats collectifs. Réalistes, les candidats préfèrent négocier le fixe que de miser sur un bonus. Malgré ce contexte difficile, le marché pourrait repartir. «Il est de plus en plus actif. Nos portefeuilles se remplissent. Les entreprises sont plus enclines à ouvrir les recrutements à l'externe», estime Bruno Fadda. Mais les candidats ne doivent pas espérer des progressions de salaire de 10%. Ils le savent car cela n'a jamais été le cas dans les métiers du chiffre.

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