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BURN-OUT, BORE-OUT, BROWN-OUT…
QUE SE CACHE-T-IL DERRIERE CES TERMES BARBARES ?

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La liste des pathologies liées au travail ne cesse de s’allonger. Après le burn-out et le bore-out, on parle désormais de brown-out. Que désigne chacun de ces maux ?

Le burn-out : l’épuisement professionnel

Le burn-out est « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes »  (Schaufeli et Enzmann, 1998). Les 3 dimensions principales sont : l’épuisement émotionnel, psychique mais aussi physique ; la seconde est la dépersonnalisation (cynisme) qui se traduit par un retrait et une indifférence vis-à-vis du travail et la troisième est la perte de l’accomplissement personnel qui se traduit par de l’inefficacité au travail et la dévalorisation de soi. Le burn-out touche généralement les personnes qui ont des fortes attentes envers leur travail et qui accordent une très grande importance à leur métier.

Les personnes en burn-out se sentent souvent fatiguées, tristes et peuvent manquer d’entrain. La somatisation caractérise également cet état et peut se traduire par des douleurs, prise de poids, troubles du sommeil. Sur le long terme la personne risque de se désinvestir, se sentant incapable de faire face aux problèmes.

Après avoir longuement parlé du burn-out, les médias ont introduit deux nouveaux termes : le bore-out et le brown-out.

Le bore-out : l'ennui au travail

L’ennui peut être dû au fait de se voir confier des tâches inintéressantes ou d’entrer dans une logique trop routinière. Généralement, les personnes qui souffrent de bore-out considèrent le travail comme un élément indispensable à l’épanouissement et une manière de se réaliser. L’ennui les pousse alors à la démotivation, à l’anxiété, à la remise en question. Il est important de pouvoir échanger avec son manager afin de revoir l’organisation de son travail et de ses missions. Un élargissement du périmètre d’action pourrait être une source de regain de motivation. 

Le brown-out : baisse de courant psychique

Cet état est souvent dû  à la perte de sens. En effet, le salarié ne trouve plus d’intérêt dans son travail. Il a l’impression que ce qu’il fait n’a pas d’importance ou n’apporte rien, ni à lui, ni à l’entreprise. Cette perception conduit à un sentiment de dévalorisation de soi et potentiellement à un besoin de revoir ses objectifs. Il se peut que les personnes réfléchissent à leur avenir professionnel en remettant en question leur métier. Pourtant, très souvent, les facteurs déclencheurs sont plutôt situationnels. Un changement de missions, une revalorisation de ses activités, une réflexion sur ses objectifs permettent au salarié de redonner du sens à son travail.

Il est important de noter que le travail est souvent une « ressource » permettant de s’accomplir, d’évoluer, d’enrichir ses compétences, etc. L’activité professionnelle ne doit donc pas être perçue comme nocive. Cependant, de nombreux facteurs aussi bien personnels qu’organisationnels peuvent nuire à l’individu, quelle que soit sa position hiérarchique ou son sexe. Il est donc important de prendre conscience du fait que toute personne au cours de sa carrière pourrait se sentir mal dans son travail pour une raison ou une autre. En être conscient est déjà un premier pas pour faire face aux problèmes. Écouter, entendre, comprendre et agir peuvent permettre d’apporter des solutions concrètes à l’individu en souffrance. 

Maya Genova, Consultante RH Senior, en collaboration avec Karen Holcman (Rédactrice)